Oui parce que des scénarios (scénarii? c'est vous qui choisissez) on faire ça intermittent.
Savez ce qui est nul quand on bloggue?
(Et bonjour, oui, j'avais oublié.) À plus forte raison quand on a aucune idée de SUR QUOI on bloggue? Oui, t'as la petite bourge qui parle de ses godasses et qui a autant de sens critique que ce que j'ai de collé entre les orteils (de la laine de bas, quoi c'est pas si dégueulasse vous en avez aussi), le p'tit jeune qui croit tout savoir de la vie parce qu'il a lu un livre d'Heidegger (mais qui l'écrit qu'avec un G) presque au complet, qu'il cite du Nietzsche et du Dali parce qu'il a lu des cartes postales en attendant de payer ses mangas, ces gens qui n'ont aucun style et qui blogguent, seigneur, mais blogguent, et qui plus de lectorat que moi (jaloux? meuh non, critique, je constate) parce qu'ils sont délimités, encadrés, naturellement par leur connerie, leur manque de style, leur absence de...de...
De coup de pied au c**. Métaphorquement parlant. Quoique je me porte volontaire.
Mais moi, moi, ce qui me tue, c'est de pas trouver ces barrières naturelles. Je scrute l'infini d'une main incertaine, assis probablement sur la clôture de mes limites (en tout cas j'ai la force de l'allégorie ironique). Et même si je les voyais, ces fichus poteaux, ils sont de quel côté? Et moi, je suis de quel côté? Je m'en sors comment? Pilule rouge? Trou de M. Lapin blanc? Éthylisme débridé? Collection de nains de jardin?
Bref, le blog, c'est l'angoisse.
Surtout que là, là, y en a des qui réussisent à être publiés, publicisés, sposorisés - qui font du caaaaaaash, qui ont contourné l'obstacle de leur propre paresse et de leur flanc-moutisme, ces deux mamelles autrefois garantes d'une structure d'édition, de publication saines (oui bon les meilleurs auteurs que j'ai lus étaient des fameux peigne-zizi, mais ils ont compensé, je sais pas moi, par une chance de folie, ou ils sont morts à 42 ans d'une malencontrueuse rupture de la glotte, y a un équilibre quand même).
Bref, ça écrit, ça lit. Mais pas moaaaaaaa.
Pourtent je commence avec des intentions qui, à défaut d'être nobles, sont ouvertes: je me vendrai au premier venu. Des pubs de mauvais goût? Du lien douteux? Permettre de vendre des vidéos de Paris Hilton qui dégomme un bébé phoque à coup de sac à main? Du Sham-wow à usage libidineux? Promettre que l'huile chanvre de Râjâhmundry a des propriétés avantageuses déseuneuquantes? Emmenez-en! Ma route part d'ici, cette chaise qui craque et qui m'engourdit les fesses, et me mènera à une vie de glam, de bling, de femmes dures et de drogues faciles, d'une page wiki à moi, d'un groupe Fessebouke voué à faire de moi une icône vibrante et éternelle (oui ben je pense qu'Internet c'est encore pour un bout hein).
Avis aux entrepreneurs. Payé d'avance.
Oui, parce que on le dit pas, mais vous le savez, Monde Entier -1 sur le Net, on commence à blogguer pour se lire, s'enrichir, extraire la perle mille fois sortie de l'huître collective en croyant qu'on a LA formulation, l'Idée de malade qui va nous ouvrir le chemin vers le château d'Émeraude (non je parle du Magicien d'Oz, pas les 13 livres, là), qu'on est uniques...
Et on a raison. La preuve: n'ai-je pas raison de le faire? De penser sans arrêt au prochain sujet, au prochain jeu de mot (juste trouver un statut rigolo sur facebook, j'vous dis pas les neurones pétées), même si c'est de la mégalomanie semi-voilée narcissique égocentrique...
J'aime ça.
Subscribe to:
Post Comments (Atom)

No comments:
Post a Comment